Projection de trois films en court-métrage sur les « Les habitants du Liban-Sud dans le cinéma libanais », suivie d’une discussion avec Houda Ibrahim, en partenariat avec le cinéma Les 3 Luxembourg, Alissar et la fondation S&L Khalil.
– HOSTAGE OF TIME de Jean Chamoun (50 minutes)
– GIRL, GAZING de Fatima Joumaa (5 minutes)
– COMME LES OLIVIERS de Ashraf Mtaweh (36 minutes)
Vous pouvez réserver votre place ici, séance à 20h30.
Date :
25/06/2026
« Hostage of Time » (en arabe Rahinat al-Intizar, « L’otage de l’attente ») est un documentaire de Jean Khalil Chamoun sorti en 1994, d’une durée de 50 minutes, produit avec Mai Masri. Le film suit Leila, une jeune médecin qui retourne dans son village du Sud-Liban, gravement endommagé après une offensive israélienne de 1993 ayant rasé une cinquantaine de villages et rendu sans abri près d’un demi-million de civils, provoquant un afflux de réfugiés vers Beyrouth. À travers la relation de Leila avec sa famille et avec les femmes et enfants des villages environnants, le film fait découvrir les efforts de celles et ceux qui sont restés dans le Sud du Liban pour reconstruire leurs maisons et leurs vies. Le film a reçu le Silver Award au Festival international de programmes audiovisuels documentaires (à Cannes) ainsi qu’un prix spécial du jury au Festival d’Ismaïlia en Égypte.
« A Girl, Gazing: Fragment #5 » est un essai vidéo de Fatima Joumaa, réalisatrice et photographe originaire du Sud-Liban. Elle y assemble un ensemble de photos et de vidéos qu’elle a captées en documentant les cortèges funéraires de martyrs dans le Sud-Liban, dans le contexte de l’escalade de la guerre. Le film s’inscrit dans le travail de Joumaa autour de la mémoire collective, du deuil et des politiques de représentation du Sud-Liban, où elle a également fondé Shathaya, un atelier destiné aux femmes créant des récits visuels alternatifs sur la guerre.
« Comme Les Oliviers » Depuis octobre 2024, des centaines de milliers de Libanais du Sud et de la banlieue sud de Beyrouth vivent déplacés dans leur propre pays, sans pouvoir rentrer chez eux — maisons détruites, champs brûlés au phosphore, menace israélienne toujours présente. Pourtant, des figures comme Khodr, Mohamad, Hanane ou Oum Souheil s’organisent et viennent en aide à d’autres déplacés malgré tout. Brisés mais debout, ils incarnent une dignité intacte face au désastre.

Les intervenants
Houda Ibrahim
Houda Ibrahim est journaliste à RFI, critique de cinéma, ex-membre du comité de sélection de la Biennale du cinéma arabe à Paris, membre du jury de plusieurs festivals de cinéma et de la Fédération internationale de la presse cinématographique (FIPRESCI)